Revue de presse
“Yves Bigot a trouvé matière à raconter, à documenter les semaines parisiennes que le chanteur des Doors passa à Paris, avant de passer à trépas. Publié aux éditions Le Mot et le Reste, Jim Morrison Strange Days in Paris, nous fait découvrir la facette la plus sincère, peut-être assurément la plus fidèle, à celui qui aspirait à s’émanciper de la cage, même pas dorée, de la rockstar etc. « écrire quelque chose d’important, quelque chose de valable », c’était sa ligne de fuite.
DU PETIT ÉCRAN AU LIVRE
Homme de lettres et de télévision, Yves Bigot a d’abord conçu ce qui allait devenir ce nouveau livre comme un projet audiovisuel destiné à la télévision. « C’est mon ami Georges-Marc Benamou, écrivain et producteur, qui souhaitait absolument que nous collaborions sur un projet. L’idée initiale était de proposer une série fictionnelle consacrée à la vie de Jim Morrison. À l’époque j’étais le directeur TV5Monde, mon devoir de réserve m’interdisait formellement de participer à un tel projet. Le jour de ma démission, Georges-Marc m’a contacté dix minutes après l’annonce de mon départ. Le moment était venu. Nous avons commencé à plancher à l’écriture avec la conviction qu’étant tous les deux Français nous ne pouvions nous atteler à la biographie complète de Morrison, les Américains n’ont pas besoin de nous pour raconter cette histoire. Légitimement, nous nous sommes mis d’accord sur le fait qu’il fallait traiter les trois mois qu’il passa à Paris avant de mourir dans les conditions que l’on sait, ou plutôt que l’on ne sait pas vraiment. »
« Paris n’a jamais été qu’une étape dans la vie des méga-stars du rock et, même si certains s’y sont attardés plus que le temps d’un concert, la grande histoire du rock ne s’y est que rarement écrite. Jim Morrison en est, bien sûr, l’ultime et tragique exception. Venu à Paris s’imprégner de cette culture européenne qui le fascinait, y chercher un autre chemin artistique que la musique, voire essayer d’y régler – ou de fuir – ses nombreux problèmes personnels, c’est ici qu’il a fameusement passé ses derniers jours avant de mourir bêtement d’on ne sait trop quoi, vu le micmac qui a entouré sa dépouille, littéralement encore tiède puisqu’il était dans un bain chaud lorsqu’on l’a officiellement trouvé. Il est donc logique que Yves Bigot, journaliste rock – entre autres, hein – de premier plan et de longue date se penche à son tour sur ce mystère encore prégnant cinquante ans après le drame et nous livre avec son « Jim Morrison : Strange days à Paris » un impeccable récit synthétique et animé qui couvre bien sur aussi la vie du musicien avant de couvrir sa mort. Bigot y résume parfaitement l’essentiel de la carrière et de la vie de Morrison, ses enjeux, ses ambitions et les multiples obstacles qui allaient bientôt submerger l’artiste et précipiter l’ultime échappée parisienne. Cette chronique d’une mort annoncée ne manque ni d’intrigues ni d’énigmes sur l’artiste, sur son entourage tout à fait aussi hétéroclite ou trouble que ce que l’on attend de seconds couteaux d’un tel drama rock mais aussi, forcément, sur ses dernières heures aujourd’hui ) tous les témoins direct ayant disparu – définitivement mystérieuses et troublantes. Hyper documenté, saupoudré de connexions inattendus – Agnès Varda, Bernard Lenoir, etc.- d’hypothèses saugrenues ou très vraisemblables, le livre est aussi terriblement triste.
Et si on ne lit jamais de jugement moral sous la plume de Bigot, le lecteur sera forcément touché par la solitude de l’artiste, mal tombé dans une sale relation toxique, éloigné de ses proches, désespérément paumé et mort si seul et vulnérable que même son cadavre sera l’objet de sordides manœuvres. « Kata ton daimona eaytoy », l’épitaphe en grec gravé par ses parents sur sa célébrissime tombe du Père-Lachaise, « Fidèle à son démon », est aussi injuste que réducteur. Les démons étaient bel et bien là mais ce sont ceux en chair et en os qui se prétendaient ses alliés qui l’ont achevé, et Morrison est mort sans l’avoir compris. Sad days à Paris. »
« Le 3 juillet 1971, moins de quatre mois après son arrivée à Paris, Morrison est retrouvé mort par les pompiers de Paris. Son corps gît dans l’eau tiède de la baignoire de l’appartement qu’il sous-loue au n°17 de la rue Beautreillis, à deux pas de la place de la Bastille. Selon la version officielle, issue du rapport de police après le passage de plusieurs médecins légistes et le témoignage de Pamela Courson, James Douglas Morrison est décédé d’un « infarctus du myocarde provoqué par un caillot de sang » alors qu’il prenait un bain, aux petites heures du matin. La mort n’est pas considérée comme suspecte, donc aucune autopsie n’est réalisée. Mais surtout, les policiers français n’ont pas conscience de la renommée du défunt. À cette époque, « Jim Morrison n’est absolument pas connu du grand public à Paris, rappelle Yves Bigot. Ni la police, ni les pompiers, ni les médecins n’imaginent à quelle histoire ils participent. Seuls les dealers tremblent. »
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“Le journaliste, producteur et figure de l’audiovisuel Yves Bigot sort le livre “Strange days à Paris”, où il évoque les derniers mois de l’icône du rock à Paris. Il a répondu aux questions d’Emilie Mazoyer dans “Décibels”.
Le 12 mars 1971, Jim Morrison s’installe à Paris. Le leader des Doors, poursuivi par le FBI et dans l’attente de sa condamnation pour obscénité et exhibitionnisme lors d’un concert à Miami, quitte les États-Unis pour rejoindre sa compagne, Pamela Courson. Mais ce qu’il ne sait pas encore, c’est qu’il vivra ici ses derniers mois. C’est le sujet du livre événement de Yves Bigot, Strange days à Paris, publié aux éditions Le mot et le reste. Ce journaliste, producteur et figure de l’audiovisuel français, passionné de rock, s’est confié à Emilie Mazoyer dans Décibels.”
“Pour célébrer la carrière de David Bowie, Philippe Manœuvre et Alma Rota reçoivent Yves Bigot, Denis Roulleau de Rolling Stone Magazine, le photographe Claude Gassian qui a photographié Bowie pendant 30 ans et The Molotovs pour 2 titres live exceptionnels.
Invités de la 1ère heure : Axel Bauer qui vient nous présenter son dernier album et Yves Bigot pour son livre Jim Morrison, strange days à Paris.”
« BRIAN, JIMI, JANIS… je suis le suivant », avait déclaré Jim Morrison au producteur des Doors, Paul Rothschild , peu avant de s’exiler à Paris, dont il ne reviendra effectivement pas, rejoignant ainsi le tristement célèbre Club des 27. Que s’est-il passé durant ce séjour de près de quatre mois, durant lequel le chanteur, bouffi et barbu, souhaitait se consacrer à la poésie en se rêvant Arthur Rimbaud ?
Le “Roi lézard” est-il mort d’un arrêt cardiaque le 3 juillet 1971 dans la baignoire de son appartement situé au 17–19 rue Beau-treillis, comme l’indique la version officielle? Ou a-t-il succombé à une overdose dans les toilettes du club Rock and Roll Circus dans lequel il avait l’habitude de s’enivrer ?
Entre rumeurs et faits avérés, sans exclure aucune hypothèse, le détective-journaliste Yves Bigot a enquêté sur tous les fronts, interrogé les témoins encore en vie et délivre une enquête passionnante en forme de roman policier. Sauf qu’il s’agit ici d’une histoire vraie, désormais entrée dans la légende.
“Le chanteur des Doors est décédé en 1971 à Paris. Une mort toujours entourée de mystère cinquante-cinq ans plus tard. Le journaliste Yves Bigot rouvre le dossier avec son passionnant livre « Jim Morrison : Strange Days à Paris ». Il y retrace les derniers jours de la rockstar en France et confronte les différentes théories autour de sa disparition.”
Lire l’entretien avec Yves Bigot sur Ouest France
“Strange days à Paris” le livre d’Yves Bigot sur les derniers jours mystérieux et dramatiques de Jim Morrison à Paris avant sa mort le 3 juillet 1971.”
Pour regarder l’extrait de l’émission C à vous, avec Yves Bigot
“Comment est mort Jim Morrison le 3 juillet 1971 à Paris ? Cette question reste encore aujourd’hui l’un des plus grands mystères du rock, comme le rappelle l’ouvrage “Jim Morrison : Strange Days à Paris” d’Yves Bigot qui parait chez le Mot et le Reste et que nous présente ce matin Max Dozolme.
« Going to the city of love? Gonna Start my life all over again » : Je pars dans la ville de l’amour, je vais recommencer ma vie. Comme le rappelle Yves Bigot dans son remarquable ouvrage “Jim Morrison Strange Days à Paris” qui parait ce vendredi aux éditions Le Mot et le Reste, notre enquête pourrait commencer avec les paroles de cette chanson intitulée Paris Blues.”